Quels sujets pour un cocon ? Cours 12 de sémantique SEO

Lors d’un récent événement où il m’a été donné de donner une conférence, un autre conférencier me disait en off qu’il était ennuyeux, dans un cocon sémantique, de ramasser un paquet de trafic sur des requêtes finalement peu intéressantes pour lui.

Je peux comprendre cela et non seulement je comprends, mais j’y adhère en partie.

En fait, tout part du choix des sujets.

Ce choix n’est pas anodin et peut avoir des répercussions importantes sur les conversions.

Je me propose donc dans ce cours 12 de sémantique seo de voir ensemble ce qu’il convient de faire et ce qu’il convient, peut-être, d’éviter.

1) Rappels sur les objectifs d’un cocon

Objectifs est au pluriel, car il faut garder en tête qu’il y en a plusieurs.

Un des premiers objectifs est d’envoyer un signal « éditorial » aux moteurs de recherche. Ceci valorise notre site par répercussion et améliore, en principe, la confiance que Google peut avoir envers celui-ci.

Bien architecturé, avec un glissement calculé avec les metamots + lexies contextualisant chaque lien, cela poussera la page que nous avons ciblée (les cocons traditionnels peuvent parfaitement ne procurer que de la longue traîne, d’où l’importance de maîtriser la conception du glissement).

« Accessoirement », les internautes seront enrichis de ce que nous leur avons appris au travers des sujets du cocon, si, bien sûr, les contenus ont été travaillés avec soin.

2) Qu’est-ce qu’un sujet ?

Tout d’abord, ce que j’appelle un sujet, ce n’est pas juste une expression-clé.
Un sujet va le plus souvent avoir la forme suivante :
verbe + expression-clé + contexte

Un sujet ne débute pas obligatoirement par un « Comment, pourquoi », etc. C’est selon les cas.
Il est important de calculer les metamots sur les sujets eux-mêmes. N’oublions pas de les rédiger dans un français parfait, sans faute d’orthographe, avec les accents, etc.

3) Attention au verbe

Il faut que cela soit un verbe qui fasse partie du « domaine ».
Par exemple « prescrire une agence de communication » va générer automatiquement un entrelacement de plusieurs résultats de recherche.

« Prescrire », pour des médicaments par exemple oui, mais pour une agence de com ? Donc, impossible pour ce nigaud de Google de comprendre quoi que ce soit à ce que nous avons formulé. De ce fait, nous aurons un mélange de pages autour de « prescrire », et un autre autour de « agence de communication » (c’est d’ailleurs une des preuves que le terme « Intelligence » artificielle est mensonger).

Notez que « agence » a de multiples usages (immobilière, matrimoniale, communication, emploi, recherche, etc.) et que « communication » aussi. Il est très amusant de voir comment pépère va se vautrer lamentablement en faisant un entrelacement de chacun des 3 termes quand le verbe l’a mis « hors jeu »… un vrai régal ! 😉

Quand nous nous servons d’Eurêka, remarquons une liste nommée « univers ». Là, selon que nous sommes en mode rapide ou en mode normal, nous aurons des pistes sur les verbes utilisables, mais pas que sur les verbes…

Pendant que nous parlons d’Eurêka, n’oublions pas de ne demander QUE des expressions à 2 termes, pas 3, pas 4 : 2 c’est 2. Si nous avons du temps pour faire du tri, nous pouvons éventuellement faire une recherche sur 1 mot, mais ne venons pas nous plaindre si nous avons 10.000 sujets à élaguer ! Mais la recherche sur 1 seul terme est quand même utile pour la recherche de sujets en b2b qui sont plus difficiles à « élaborer » pour Eurêka (au passage, en b2b, le mode rapide est presque aussi performant que le mode normal, je dis cela si certain veulent faire des économies).

4) Les différentes classes de sujets

Une première classe de sujets concerne la recherche des sujets qui tournent autour des intentions des internautes qui seront un jour des acheteurs ou des prescripteurs.
Ne cherchons pas que des sujets qui tournent autour des prix, etc. Soyons cool, intéressons-nous à nos internautes.

Une deuxième classe de sujets va porter sur les motivations sous-jacentes des internautes. C’est à dire le « pour quoi faire ». Exemple : nous voulons vendre des appartements dans une ville. Mais pour quelles raisons ces internautes veulent-ils acheter ? Si c’est pour y vivre, parlez-leur de ce qui sera leur vie là où nous leur proposons ces appartements.

Une troisième classe de sujets va porter sur les avantages périphériques, par exemple, des crédits d’impôt, des économies dans le temps. Souvent, ces sujets tournent autour du portefeuille…

Une quatrième classe peut traiter de l’impact du temps, tout ce qui concerne l’entretien, l’usure, la revente, etc.

Une cinquième classe : les avis d’experts…

Cette « liste » de classes de sujets n’a rien d’exhaustif et concerne directement notre futur acheteur. Le trafic qui en découle est cohérent avec vos objectifs et n’y voyons pas de la longue traîne : outre le fait que la page marchande sera poussée par un cocon calculé avec les metamots, il y a aussi une forme de drague de l’internaute. Drague furtive, mais drague quand même…

5) Comment utiliser ces classes pour un cocon sémantique

Le premier qui me dit qu’il faut faire un silo par classe de sujets va devoir reprendre à la leçon 1 de ces cours de sémantique seo !

Non, non et non: un cocon n’a strictement rien à voir avec un silo. Un cocon est un agglomérat de pages qui, par affinité sémantique, s’assemblent deux à deux entre elles. Il n’y a pas de catégories. Pas de « branches ». Le mindmap ne montre que la circulation du jus, mais pas une quelconque classification ou arborescence !

Si une agence nous parle de « siloing sémantique », mettez-là dehors, elle n’a strictement rien compris à la sémantique seo.

Donc, calculons les metamots de chaque sujet puis demandons au système de calculer le cocon et là, ce sera parfait. Le système est basé sur ce que Google est capable de « comprendre », et Google n’est pas un être humain. Notre cocon est un maillage intelligent, façon « gros bazar des liens internes Wikipédia », MAIS ÇA MARCHE, c’est ce que nous voulons non ?

6) Conclusion

Pour choisir les sujets, rien de mieux que de se projeter dans la tête de vos internautes. Nous pouvons partir d’une feuille blanche, faire ça à la main, et dans 3 mois nous aurons trouver 200 sujets… ou bien, demander à un tool comme Eurêka un coup de main, et là, notre travail portera plutôt sur des sujets à retirer, même avec la version « pseudo-gratuite ».

Bien sûr, les deux approches sont compatibles.

N’oublions pas qu’avant même l’élaboration de notre cocon, nous pouvons aider nos pages avec un prisme sémantique (voir le cours 11).


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