11 postulats sur la longueur des publications pour le référencement

Vous êtes-vous déjà demandé quelle longueur de texte vous devez utiliser lorsque vous faites une publication, annuaire de qualité, communiqué de presse, billet de blog, page de votre site ou autre ?

Imaginons que votre thématique soit « bavarde » en elle-même, que votre sujet comporte tellement de choses à dire, vous serez peut-être toujours frustré de ne pouvoir en dire davantage dans votre publication…
Dans ce cas, « vive vous » !

Malheureusement, la question se pose quand on a justement pas grand-chose à dire qui puisse intéresser le lecteur, on se trouve face à un souci de… taille !
Le sujet se pose aussi lorsque la publication est faite par un prestataire externe auquel aucune taille indicative n’a été donnée…

Plaçons-nous dans la situation où la longueur du texte ne va pas de soi, quelque en soit la raison. Il faut donc faire un effort, mais jusqu’à quel point ?

Note : Développer votre capacité à imaginer ce dont vous allez parler n’est pas le sujet de ce billet. Par contre, son objectif est de vous sensibiliser à cet aspect de la rédaction de contenu. Trop de contenu maigre ont été posé ici et là, au détriment des sites qui auraient dû bénéficier d’un meilleur environnement de backlink et ainsi favoriser son Netlinking.

Posons 5 postulats sur la taille minimale :

Postulat 1 :
Il est plus difficile d’obtenir un contenu unique sur des textes courts que sur des textes longs.

Postulat 2 :
Google n’est pas franchement intéressé par les contenus de moins de 700 caractères et ne les indexe souvent même pas. On peut même penser que cette limite minimale est à 150 mots pour des raisons propres au fonctionnement des crawlers (double passage des bots).

Postulat 3 :
Plus un contenu est long, plus il semble « naturel » (toutes choses égales par ailleurs).

Postulat 4 :
L’internaute ne lit pas vraiment les contenus courts. Le temps de son installation dans la concentration dépasse sa vitesse de lecture des tout petits textes.

Postulat 5 :
Il faut au minimum 200 mots pour qu’un lien ne soit pas « spammy » aux yeux de Google. Par ailleurs, on peut, à cette longueur, donner du contexte à ce lien.

Fixons alors le minimum à 200 mots, puisque c’est la longueur minimale qui satisfait toutes les conditions précédentes.

Maintenant, il va falloir se creuser et trouver des choses à dire, intéressantes qui plus est… Quelle longueur maximum peut-on se donner ?

Postulats pour la taille maximale

Postulat 6 :
La lecture sur écran est fatigante, 10 minutes sont un maximum pour un internaute.
À 300 mots par minute de lecture sur écran, cela équivaut à 3 000 mots… Toutefois, sur un sujet qui compte pour lui, l’internaute est prêt à s’investir davantage.

Postulat 7 :
Google n’a pas vraiment de limite connue en taille de page qu’il peut indexer… Il indexe ce qu’on lui donne, sans râler… Sa limite, si tant est qu’elle existe, est de toute façon moins restrictive que celle de la fatigue visuelle de l’internaute

Postulat 8 :
Une page longue sur un site à très forte notoriété vous transmet davantage de cette notoriété qu’avec un texte court (beaucoup plus même).

Postulat 9 :
Tout ce qui se trouve à une distance de +/– 15 mots d’un mot-clé va être intégré dans le champ sémantique du site linké.

Postulat 10 :
Plus il y a de mots dans un texte, plus le nombre de combinaisons de mots-clés va être important.

Postulat 11 :
Plus un texte est long et sur un site de notoriété, plus l’effet de cocitation va se manifester.

Finalement, quelle est la bonne longueur, idéalement ?

De ce qui précède, entre 200 et 2000 mots, pour ne pas être aux limites.
Plus le site sur lequel vous publiez a de notoriété, plus vous pourrez vous investir sans craindre de perdre en rendement.

Je vous donne une formule empirique : L (en mots) = 200 + PageRank*300 mots.
Le PageRank étant celui du site sur lequel vous publiez le texte, pas celui de votre site.

Et vous, êtes-vous dans les clous pour la longueur de vos publications ?

Commentaires (26)

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    Yann@webmaster

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    Christian,

    Pour un tel article, il fallait que je fasse le lien vers un billet de 1600 mots minimum 😉

    J’ai l’impression que tu prends en compte l’aspect technique, plutôt que l’aspect humain :en somme écrire pour les robots. Là où l’humain appréciera une mise en forme agréable avec des illustrations et une titraille soignée, le crawler se concentrera sur d’autres critères.

    Sur ce point (technique) je te rejoins entièrement. Mais, comme tu le précise, à toutes choses égales par ailleurs : certains sujets se prêtent bien aux longs articles (comme les recherches scientifiques) alors que d’autres sont associés à des formats courts (buzz et actu people). Tout dépend donc de la cible.

    Et pour un site généraliste comme un CP multi-thématique, autant varier la longueur des publications 😉

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      Christian Méline

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      Bonjour Yann,

      1600 mots minimum ? La formule fonctionne dans l’autre sens.
      L’idée sous-jacente est surtout de faire une corrélation entre l’effort du rédacteur et la qualité du support… et, au fond, de respecter la plateforme où tu publies !

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    travailleur independant

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    Je suis d’accord avec l’article pour ce qui est qu’écrire de longs articles améliorera son référencement, mais d’après moi la question à se poser est :
    Est-ce uniquement pour les crawlers que nous écrivons ?

    Je rejoins l’idée de Yann : écrire de longs textes oui, mais si nous n’avons qu’une brève information à faire passer alors il est inutile d’en faire un roman au risque de :

    1. perdre nos lecteurs
    2. diluer l’information
    3. rédiger un texte sans intérêt

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      Christian Méline

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      Oui, on n’a pas dit “sans intérêt”, mais concilier les deux, internautes et moteurs, doit rester un objectif.

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    consultant référencement naturel

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    Merci pour cet article intéressant.

    J’avoue avoir été agréablement surpris par la thématique de l’article. En effet, je trouve que l’on ne parle pas assez souvent de cette variable en référencement naturel.

    Ensuite, il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé de faire comprendre à un client l’importance de la taille du contenu. La plupart des gens pensent qu’avec 200 mots, ils seront les rois du monde sur une requête. Ce n’est souvent malheureusement pas le cas.

    Après, je me demande s’il existe vraiment une longueur maximale. Je pense que si le contenu est bien balisé (Headings) et reste cohérent sans se répéter sur des thématiques similaires, tout reste possible.

    Je souhaitais aussi savoir d’où tu tirais ton postulat 9. En effet, je m’en suis toujours douté, mais sans jamais trouver une véritable règle pour justifier tout cela.

    Merci pour cet article ainsi que pour ta réponse.

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      Christian Méline

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      Il n’existe pas de longueur maximale, mais il faut être raisonnable et équilibrer le rapport efforts/bénéfice.
      Le postulat 9 fait partie des gènes des moteurs évolués et se confirme par l’expérience et tests. C’est encore plus flagrant quand les mots sont placés dans le même « Hx »… mais je n’ai rien dit 😉

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    Référencement sites internet Ardennes

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    Bonjour Christian,

    Il faut savoir trouver l’équilibre entre plaire aux lecteurs et plaire aux robots des moteurs de recherche.
    Personnellement s’il faut trancher, je pense qu’il vaut mieux privilégier le lecteur (qu’un texte trop long ennuiera et fera fuir) et conserver son trafic courant, sous peine de perdre ce dernier et d’avoir sans cesse à trouver de nouveaux “prospects”.
    Dans une stratégie de référencement plus avancée, on pourra donc se consacrer à ses lecteurs sur son site principal et aux robots sur des sites/blogs secondaires qui amèneront donc le trafic provenant des moteurs de recherche.

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    Sylvain@agence webmarketing évènementiel

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    J’adore ta formule empirique. tu as un vrai don de magicien si celle-ci est reconnue par GG… Magicien ou physicien, ou les 2.
    En attendant si tu as des sources ou des résultats de labo sur un panel de sites, j’achète.
    Cdt

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      Christian Méline

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      C’est que l’on nomme une heuristique…

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    julie@formation webmaster

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    Bon article, la petite formule finale est une touche interessante que je n’avais pas vu avant.

    Je suis juste surprise par le postulat 3 : plus c’est long plus c’est naturel…

    Déjà qu’est ce que veut dire naturel ? Dans le cas d’un forum par exemple un post court peut être totalement naturel alors qu’un post de 500 mots à toutes les chances d’avoir été rédigé dans un but de référencement ?

    Après pour un article de blog, c’est bien évidemment différent.

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      Christian Méline

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      Le terme « naturel » va être opposé à une écriture bâclée 100 % pour Google… c’est une définition qui en vaut une autre 😉

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        julie

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        Cette définition me convient, merci de la précision 😉

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    Shelko@Publication web

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    Joli article qui met bien en avant l’avantage d’écrire un contenu de qualité (pour les moteurs, mais aussi et surtout pour les lecteurs).
    J’ai pas vraiment compris le sens de la dernière formule. pourquoi faut-il publier beaucoup plus de texte sur un site à PR élevé.
    Perso, je pense qu’au dessus de 600 mots sur une page cela commence à devenir intéressant d’en créer 2 (ne serait-ce que pour le pauvre lecteur qui cherche une info).

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      Christian Méline

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      Sachant qu’un PR5 par exemple est égal à 10 PR4 et 100 PR3 ?
      Dès lors que ta plateforme de publication a une grosse autorité, fais plus d’effort pour :
      – respecter la plateforme et mériter d’y être
      – rationaliser ton effort en fonction de la valeur de l’endroit où tu publies

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    Eric Belet

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    Salut tu réponds à la même question que je me posais comme mon confrère Shelko. Je me languis de chopper un Gros PR, çà motivera enfin les troupes j’espère.

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    parteniz

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    Bonjour:
    Sachant qu’un PR5 par exemple est égal à 10 PR4 et 100 PR3
    d’où tirez-vous cette information? un site peut afficher PR5 uniquement sur la page d’accueil tandis que d’autres sont PR3 ou 4 mais sur plusieurs pages, il vaut donc mieux regarder le PR del a page ou est posté le lien

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      Christian Méline

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      Bjr,

      Le rapport entre un PR (n) et un PR (n-1) est plutôt de l’ordre de 8, pas de 10, aujourd’hui…
      Certes, le PR d’une page a de l’importance, mais quand ladite page est nouvelle, elle n’a de toute façon pas de PR. Est-ce à dire alors que l’on ne va pas faire le moindre effort ?

      Par contre :
      – une page prendra d’autant plus de PR que le PR de la home est fort, le domaine ayant un potentiel de départ à transmettre via la navigation et le maillage interne
      – si quelques liens arrivent sur la nouvelle page, de l’extérieur, cela suffit la plupart du temps à faire monter le PR de la page à une valeur proche de PR(domaine) – 2, particulièrement si la page a été, quelque temps, liée à partir de la home du domaine.

      Maintenant côté contenu, avez-vous remarqué qu’un contenu « consistant » s’indexait mieux qu’un petit ? Avez-vous constaté qu’une page prenait plus facilement du PR durable si elle avait un vrai contenu jouant dans la même cour que le domaine l’hébergeant ? Avez-vous remarqué que quelques liens sortant, particulièrement en nofolow, pouvaient faire augmenter le PR d’une page ? La formule du PR a évolué depuis ses débuts…

      Quand on recoupe tout cela, on s’aperçoit que faire un effort sur un domaine qui dépote est plus rentable que de faire juste le minimum syndical sur ce même domaine. Se reposer uniquement sur la valeur du « spot » est un gâchis.

      Quant à la formule même, elle a été établie à la suite de tests et de l’expérience. Elle intègre notamment le fait que plus un texte est long, plus il nécessite d’efforts intellectuels pour trouver des choses intéressantes à dire… et cet effort n’est pas linéaire par rapport la taille du texte (plus un texte est long, plus vous peinez, en tous les cas, c’est mon cas !).

      Ici, cette formule donne une indication sur « l’optimisation de votre effort », sachant que chaque minute compte…
      C’est bien sûr une moyenne.

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    Agence Pullseo

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    Tout dépend de l’objectif et du type de texte.
    Sur un billet de blog, on peut “se lacher” si le contenu est intéressant mais sur un site institutionnel, il y a des risques de perdre le lecteur et de l’éloigner de l’objectif.
    Après, pour moi, la limite basse de 200 mots c’était il y a 4 ans. Aujourd’hui, pour être correctement indéxé, je préconise plutôt 300 mots
    J’ai également constaté qu’écrire 200 mots sur n’importe quelle thématique était simple alors que 300… il faut se creuser la tête. Or, notre ami big G n’aime pas la simplicité

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      Christian Méline

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      Pour ne pas perdre le lecteur avec des textes longs, la pyramide inversée est une bonne solution.
      Si le texte est vraiment très long, on peut faire un table des matières, avec des ancres qui permet de se rendre dans la partie de la page que l’on souhaite.

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    Baptiste

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    Bien étrange postulat sur la longueur minimale d’un contenu (texte exclusivement semble-t-il), certains contenus sont voués à être courts, c’est par exemple le cas sur une vidéo, un tweet, un post tumblr, on est bien loin du “minimum à 200 mots”. Si c’était le cas, Google se mettrait à dos une part importante du web.

    Par ailleurs, c’est ce genre d’affirmation qui pousse des SEO à pondre des textes annuaire / CP où l’information est ultra diluée en formules plus insipides les unes que les autres.

    Je ne dénigre pas l’intérêt des textes suffisamment longs, mais écrire ce genre de postulats sans nuancer peut être contre-productif pour bien des référenceurs. Un site qui possède suffisamment de valeur “PageRank-like” pourra plus facilement faire indexer des contenus courts ou très longs.

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      Christian Méline

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      On ne parle pas des réseaux sociaux dans ce billet.

      Il faut relire le billet : ce que je dis en fait, c’est que c’est du gâchis de ne pas se lâcher quand la plate-forme a du jus et de l’audience.
      C’est juste une question de calcul du ROI.
      Ensuite, c’est le talent du référenceur et/ou du rédacteur qui fera que le texte sera, ou non, intéressant, quelque soit sa taille.

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    Estelle

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    Passionnant tout ça… Je me permets de revenir à ce que vous disiez par apport au nofollow et du fait que cela pourrait augmenter le PR d’une page, en quoi cela envoie t’il un “message” positif aux robots, cela me parait être plutôt être au contraire un message négatif. C’est plutôt le fait de mettre des liens externes dofollow qui devrait envoyer un signal positif (de “générosité”) aux moteurs… Mais le nofollow, là j’avoue ne pas bien comprendre…

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    Alex

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    Petite question annexe : quand vous parlez de longueur de texte, prenez-vous également en compte la quantité et la qualité des échanges qui l’accompagne.

    Par exemple sur cet article, comme de nombreux autres ayant trait au SEO (à croire que ce sont des sujets particulièrement prolixes), on remarque que si le texte initial a une longueur certaine, le nombre de commentaires la fait quasiment doubler (de visu). Sans parler du renforcement de la diversification sémantique…

    En revanche je me demande si ce critère de taille dans un tel exemple n’est pas à nuancer par un critère d’importance moindre associé à la partie commentaire par GG. Votre opinion ?

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      Christian Méline

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      Pour ma part, les commentaires sont par nature hors calcul.

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    Estelle

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    Pas de réponse… Aurais-abordé un sujet tabou ? lol

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      Christian Méline

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      non non, ce n’est pas une question tabou, mais le billet doit garder quelques mystères… 😉

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