Améliorer votre site e-commerce – Cours 10 de sémantique SEO

Le cours 10 de sémantique SEO va s’attaquer aux problèmes généralisés sur l’ensemble des catégories des sites e-commerce. Vous trouverez les problèmes exposés ici sur à peu près tous les sites marchands…

Mais pourquoi essayez-vous donc de tuer votre site ? Ce n’est pas assez dur comme ça ? Il y a des fois où la nature humaine m’échappe complètement !

Je propose une solution pour tous les soucis évoqués ici.

Même si nous pourrions considérer que certains points ne sont pas d’ordre sémantique, il n’empêche qu’ils peuvent réduire à néant tous les efforts que vous feriez justement sur ce plan.

Nous ne pourrons pas voir tous les problèmes sur un seul billet. Ainsi je n’ai mis que les principaux qui me venaient à l’esprit. Il y aurait aussi tant de cas particuliers qui m’ont montré avec les années à quel point certains étaient imaginatifs pour détruire leur site… Mais je n’ai pas envie d’écrire un livre, seulement un billet ! ;-).

Dans les billets suivants, nous verrons comment implémenter les cocons multitête qui ont été conçus spécifiquement pour pousser les catégories d’un site marchand. Donc, quelques beaux billets en perspective !

Prêt ? Allons-y !

1) Catégorie vs sous-catégorie

La page catégorie ne doit pas être une compilation des produits de sous-catégories. Si vous retrouvez les mêmes produits en catégorie et en sous-catégories, dès le départ, vous flinguez les sous-catégories. En flinguant les sous-catégories, vous flinguez les produits…

Au contraire, vos catégories doivent présenter chacune de leurs sous-catégories avec un petit texte décrivant chacune de ces dernières et un échantillon des produits phares que l’internaute y trouvera. D’un point de vue sémantique, c’est le jour et la nuit et cela évite le duplicate content.

2) Cibler

À moins que votre site soit la foire au tout et n’importe quoi, demandez-vous avant de classer un produit dans une catégorie ou sous-catégories, si l’internaute sera le même et pour les mêmes raisons. Quelle est l’utilité de mettre les chaussures de plage avec les bottes de montagne pour l’hiver ?

Chaque classement doit être fait avec en tête : “quel internaute, à quel moment et pour quoi faire”! Pensez à la motivation de l’internaute au lieu de penser à vos produits. Le besoin de l’internaute doit passer en premier.

3) Readability

La “readability” des pages, le grand oublié des référenceurs…

Souvent, les pages des sites marchands ont un contenu qui ne peut pas être distingué clairement. Je m’explique : Google doit être capable de savoir ce qui est contenu et ce qui est navigation.
Pourquoi vouloir lui rendre la tâche tellement difficile qu’il ne fera aucun effort ? La conséquence de cela est que le texte et les liens se trouvant dans une zone dont il est impossible de savoir si elle fait partie du contenu ou pas seront a priori dévalorisés… C’est malin !

Pour savoir si le contenu peut être distingué, placez-vous dans Safari par exemple. Si vous avez le bouton à gauche de l’URL, cliquez dessus, vous verrez le contenu réel de la page.


Vérifiez bien que tout le contenu soit présent sans être pollué par quelques éléments de menu. Si le bouton n’est même pas présent, bottez les fesses de votre intégrateur HTML… 😉

4) Démultiplication des liens

Dans les listings de produits, nous avons souvent un lien sur l’image, un lien sur le titre du produit et un lien sur “plus d’info”… Chouette, vous divisez par 3 le jus transmis aux produits. RAPPEL aucun lien d’une page A vers une page B ne doit être mis plusieurs fois dans la page A. Dans un listing, faites le lien, par exemple, sur l’ensemble de la div présentant le produit et c’est tout. Cela englobera l’image, le texte, etc.

Cette maladresse est une véritable calamité sur un site e-commerce. Là aussi, bottez les fesses de votre intégrateur HTML si c’est le cas.

Attention aussi de ne pas doubler les liens entre le menu principal et les autres liens placés dans la page… Servez vous des ancres d’URL au besoin, mais aucun lien ne doit être multiplié, dans l’absolu même pas le lien “contact” !
L’ouverture de la chasse au gaspi peut rapidement provoquer un doublement du trafic du site voire davantage. Ceci est donc très important.

5) Le bon nombre de produits par page

Un autre ennemi : le nombre de produits par page… même si vous réalisez un infinite-scroll, vous générez des pages. 50 produits par page sont pourtant dans bien des cas parfaitement acceptables et cela évite d’aller jusqu’à 100 pages de produits, car personne n’ira jusque là. 

Donc, plus de produits proches du clic de l’internaute, c’est tout bénéfice pour vous. Les produits en page 2 ne seront jamais cliqués par l’internaute et Google s’en foutra complètement, à vous de voir…

6) La H1

Une seule H1, placé de telle sorte à commencer la zone éditoriale de la page donc AVANT le listing !

Cette h1 aura le mot-clé de la catégorie + les lexies principales du metamot calculé sur l’intention de l’internaute, celui que vous visez pour la catégorie.

7) Le contenu éditorial

Juste après le H1, le contenu éditorial. Tablez sur mini 1500 signes. Vous allez me dire que cela fait beaucoup puisque vous descendez le listing plus bas dans la page. La solution consiste à mettre ce contenu dans une div avec un petit ascenseur discret. Laissez au minimum 5 lignes visibles.

Les onglets, les roll-over, etc. sont une très mauvaise idée. La seule qui ne passe pas pour une fraude et qui ait une efficacité en seo, au cas où vous ne pouvez pas tout afficher, est un texte avec ascenseur. Bien sûr, utilisez là aussi les lexies du metamot des produits visés si vous êtes dans un listing donnant accès aux produits.

Si vous êtes dans une catégorie présentant les sous-catégories, mettez un texte pour chacune des sous-catégories comme expliqué au 1).

8) La sémantique

Ai-je besoin de vous dire que chaque produit doit avoir une mini-explication dans les listings et pas les trucs fourni par le fabricant, mais plutôt écrit par vous et avec quelques lexies du metamot du produit visé ?

Si vous voulez vous placer devant les autres, méritez-le en apportant de la valeur ajoutée à votre site.

En vous aidant de la sémantique avec un des deux outils de “sémantique prédictive” (cocon.se/metamots et/ou YourTextGuru), vous pouvez faire des pas de géant dans les serps, même, et surtout, avec un site marchand !

9) Conclusion

Quel boulot à réaliser allez-vous me dire ?

Mais c’est à vous de voir, vous préférez galérer ou cartonner dans les SERP ? Un site e-commerce appliquant tout ce qui est ici peut multiplier son trafic sans avoir à spammer avec du netlinking à risque. C’est du boulot, mais rien n’est gratuit aujourd’hui, c’est à vous de savoir si vous voulez faire partie des sites en vue ou être un site “banal” sans valeur ajoutée.

La place que vous aurez sera le plus souvent celle que vous méritez.

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Commentaires (2)

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    gotcha5832

    |

    Bonjour christian,

    Merci pour votre article.
    J’ai quelque question:
    Sur le point 4 lorsque vous dites:”Servez vous des ancres d’URL”
    Quel est l’objectifs? La transmission du jus? ou l’ancre passé?

    Concernant le point 5, sur le nbre de produit par page.
    Du coup quel est votre reco? multiplier les categories?

    Merci

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    • Avatar

      Christian Méline

      |

      Bonsoir,
      – Aux yeux de GG, mdd.com/page.html est différent de mdd.com/page.html#qqchose
      Cela évite que le jus du deuxième lien ne perde son jus (seule la première fois où un lien est rencontré dans une page est comptée alors que par contre un lien doublé diminue le jus transmissible)
      – Faire une sous-catégorie peut être effectivement une solution… Il faut trouver le ratio qui satisfasse au mieux les choses, et si ce n’est pas toujours simple cela vaut la peine de se creuser !

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